l’Hydre

mars 12th, 2012

si vous vous demandez pourquoi je suis absente depuis quelques temps, c’est qu’en plus de tout le reste, la semaine prochaine commence cela :

(l'image vient de Schellachrymallaecum, des Buchinger's boots, une de mes plus précieuses sources d'inspiration)

.

L’Hydre
d’ Heiner Muller
avec Lucille Charnier, Margaux Halders, Nina Lombardo, Eline Schumacher
mise en scène : Octavie Piéron
avec l’aide de Jeremy Bocquet (son), Philomène Zeltz (marionette), Margaux Nessi (scénographie)
remerciements spéciaux à Ledicia Garcia, Guillaume Hunout et Judith Ribardière

c’est l’histoire d’un vaste miroir tendu au dessus d’une immense forêt, d’un labyrinthe où se reflètent les méandres de l’esprit humain, ou bien n’est ce qu’une histoire de résonance
ou seulement celle d’un homme qui traverse seul une forêt, à la poursuite d’une bête

(15′)

wish me luck! :)

outch

janvier 5th, 2012

i just forgot my heart in Berlin.

but with what’s left of it :

! happy new end-of-time year, beloved people !

=^^=

et sinon pourquoi le théâtre?

novembre 6th, 2011

La question exacte posée était :

Pourquoi vous faites du théatre?

Pourquoi êtes vous à l’Insas? ou en êtes vous dans votre parcours?

Quel théâtre désirez vous faire?

Nous avons passé une semaine, à tous, répondre individuellement et devant tout le monde à cet ensemble de questions.

J’avais envie de partager avec vous ma réponse.

Tout d’abord pour dire que quand on m’a annoncé l’exercice je me suis dit « trop facile ». c’est vrai cette question je passe mon temps à me la poser, j’ai même d’ailleurs songé à énumérer le nombre de fois où on me l’avait posé, ne serait – ce parce que je viens d’un milieu qui n’est certainement pas un milieu d’artistes, qu’il a fallu expliquer à mes parents pourquoi ils ne devaient pas être terrorisés à l’idée que j’abandonne la fac, que je justifie auprès de mes ami(e)s, des artistes eux pour le coup, des vrais, de longues dates et relativement sûrs de leur motivation, pourquoi moi qui n’avait jamais foutu un petit doigt dans « l’ART » j’avais soudain envie de devenir comédienne (spéciale dédicace à Rico qui m’a avoué plus tard avoir pensé alors « la pauvre fille » quand il l’avait appris. huhuhu) puis les profs des cours de théâtre, les lettres de motivations pour les concours et enfin les profs de l’insas qui nous découvrent pour la première fois. et puis moi. moi même qu’est ce que je foutais là?

bref. cette question je me la suis posée deux cents fois.

j’y ai même déjà répondu ici même

alors si tout le monde flippait, moi je me disait « finger in the nose ».

sauf que non.

il a fallu que je passe trois matinées à écouter les autres répondre. que je m’en prenne plein la gueule par tous ces petits cons d’à peine 20 ans qui m’ont renvoyé une preuve magnifique d’humanité, personne ne s’est caché, j’en ai sacrément pleuré, et j’ai recouvert mes pages de notes, d’inspiration, d’association d’idée, jusqu’à ce que le départ du fil de la bobine de ma réponse apparaisse enfin:

« Le manque comme trop plein ».

c’est ce passage de MIchel Onfray qui m’est revenu en mémoire, Michel ONfray que j’aime précisément pour tout ce pour quoi on le déteste: m’avoir rendu le principe de la philosophie accessible. sans lui, je crois que je n’aurai jamais pu aujourd’hui tenter d’aborder Deleuze avec autant de sérénité (et tant pis si cela continue de faire hurler les puristes). bref.

« le manque comme trop plein ». et non plus comme vide.

ma relation au théâtre part de cela.

Décider de faire du théâtre (à 22 ans) a été la première fois où j’ai fait un acte égocentrique totale. l’acte le plus égocentrique de ma vie. vraiment. et c’est précisément pour cela que j’en ai fais d’ailleurs. Que j’ai continué d’en faire. Que je continue d’en faire Sauf qu’à partir du moment où j’ai décidé d’en faire ma vie, cela ne pouvait pas m’être suffisant. dépasser cela.

« le manque comme trop plein »

le théâtre c’est mon médium à moi. ma façon de dire.

La plus belle chose qu’on m’ait dit sur le théâtre, et sur l’art en général (car je n’ai pas honte de me définir du côté des artsites, à partir du moment où on par(le) de tripes), c’est

« Tu sais, pour être artiste il faut une part d’autisme en soi ».

De la nécessité dans l’art. Avec cette idée que sans cette part d’incomunicabilité on se servirait de mots pour exprimer ce que l’on ressent.

et cette porte ouverte sur la lumière, je la dois à mon père. et au passage cela me remplit régulièrement le coeur.

« oui mais alors pourquoi pas le cinéma? » a il un jour ajouté?

C’est vrai ça, pourquoi pas le cinéma? j’ai fait de la vidéo, j’ai songé à devenir monteuse, pourquoi pas le cinéma? et d’ailleurs la question de pourquoi le théâtre continue souvent de se poser à moi en ces termes là « en quoi ce que je fais est plus intéressant sur un plateau que sur un écran? ». c’est un excellent guide de travail que de garder cette question en tête. et la réponse je l’ai déjà donné précédemment (cf lien ci dessus): parce que les corps. parce que la relation.

parce que « J’ai cette sensation profondément ancrée en moi, qu’on vit dans un monde de chiffre, de l’égo qui nie qu’être à côté d’un autre corps et d’une autre psyché a plus qu’un sens comptable. Que la relation comme l’agression ne se limite pas à des paroles et à du toucher, mais nait déjà de la simple co-présence

la co-présence.

Et puis le théâtre, c’est aussi parce qu’à un moment j’ai voulu être prof. à l’époque j’ai choisi l’histoire, parce qu’il me semblait que c’était la matière qui allait le mieux me permettre de parler de l’humain avec des momes.

et puis un jour j’ai entendu un interview à la radio d’un prof qui disait combien c’était merveilleux quand sur 100 élèves on arrivait à en toucher un ou deux et qu’on allait les aider à s’en sortir dans la vie.

1 sur 100. sans déconner. moi ça m’a terrifié. l’idée de passer des heures et des heures à parler à 99 élèves qui n’en avait rien à branler, qui n’avait jamais demandé à être là, m’a tétanisé.

Alors que soudainement au thếatre la chose me semblait possible -ne serait-ce parce que la plupart des gens sont volontaires… – et que le rapport à l’art je le conçois comme un rapport très fort à la solitude (merci Nico et nos grandes discussions). Toujours ce rapport à l’autisme. comment dans une oeuvre je me reconnais soudain quelque part, j’entre en résonnance. Un de mes profs (de cinéma pour le coup) employait une expression très juste au sujet de ce qu’il estime être du côté de l’art « l’art nous repeuple », au sens de « nous reconnecte » avec ce qui nous habite profondément.

Alors si dans une salle de 100 personnes j’arrive à toucher à l’essence d’une ou deux personnes, je suis du théâtre.

Et cette idée compte pour moi car j’aime profondément le théâtre. j’y vais tout le temps j’y pleure tout le temps et j’y retourne sans relâche. je m’y repeuple. de même et en même temps de façon extremement différente que je me repeuple dans la philo en ce moment (il était temps). Et je ne comprendrais jamais tous ceux de la profession qui n’y mettent jamais les pieds.

Parce que c’est un cliché qui perdure, mais y compris petite fille comme beaucoup d’autre, j’ai été sauvé par la rencontre plusieurs oeuvres d’art (alors principalement des livres mais pas seulement), et ce rapport là à l’enfance et à la solitude il a une importance que je perçois encore de façon diffuse mais qui compte énormément dans mon parcours. *

Alors L’insas… pourquoi l’insas… déjà moi l’insas, la seule mention que j’en ai trouvé sur mon blog c’était « l’insas en septembre à la rigueur »…. pour moi l’Insas, c’est le salon des refusés (j’ai fait marré tout le monde avec ça). je veux dire sérieusement. je le pense encore. Je sais que pour beaucoup de belges c’est la classe totale, mais pour nous français, c’est vraiment le dernier ressort – d’ailleurs la majeur partie de mes potes français y ont atterri après de nombreux refus dans les concours français et je n’y fais pas exception.

Or comme d’autres, j’ai grandi dans un rapport fort à l’excellence et soudain, d’être acceptée à l’Insas, dans ce « salon des refusés », et bien cela m’a libéré. Car j’ai eu le droit d’être aussi nulle que les autres.  que ce n’était pas grave, on était tous à la même enseigne. je n’avais plus à me demander si quelqu’un allait me démasquer aprce que je n’avais pas les compétences d’être ici. Non. ici j’ai eu le droit de ne plus me soucier de mes résultats mais uniquement de faire. juste de faire.

et d’apprendre.

On a beaucoup parlé du rapport au maître au cours de cette semaine. et ceux qui me connaissent ici ne le savent peut être pas mais j’ai beaucoup souffert de ne pas avoir eu de véritable maitre à penser. car en théâtre je n’en ai jamais rencontré. j’ai eu de nombreux profs de qualité, à leur façon, à leur manière, mais aucun d’entre eux ne m’a appris ce qu’était vraiment le théâtre. avec aucun d’entre eux je n’ai pu discuter de ce que je faisais vraiment. aucun d’entre eux n’a su me guider.

et à l’Insas, encore moins qu’ailleurs.

Alors je n’ai pas eu le choix: j’ai du apprendre à bosser avec la seule personne qu’il me restait: moi même. j’ai appris à bosser avec moi même. toute seule. comme une grande. et ça c’est certainement le plus beau cadeau qui m’ait été fait à l’Insas, parce que l’Insas rend cela possible. et cela, précisément cela, m’y fait rester.

Enfin et pour finir je répète volontiers quand on me le demande que le théâtre que je désire faire est le théâtre de l’intime. mais entre nous, formellement ça ne veut pas dire grand chose et sincèrement ça m’arrange. je sais juste que récemment quand j’ai entendu Angelica Liddell parler de son théâtre, j’en ai pleuré tant je me suis reconnue dans nombre de choses qu’elle disait. Elle et Vincent Macaigne dont je dévorent toutes les apparitions depuis cet été.

En particulier elle citait sa fascination pour les philosophes qui selon elle « s’embourbent dans l’humain » -elle parle elle même de faire du théâtre avec les ordures(de l’humain). Je ne suis pas aussi radicale et aussi noire qu’elle, mais j’y crois profondément. s’embourber dans l’humain, et dans l’inavouable.

L’incommunicable aussi. L’indicible. et c’est une prof de l’insas qui me donnait un jour cette réponse idéal: la scène est le lieu idéal de l’espace mentale. j’y retrouve mon rapport aux rêves, à l’introspection et à l’incommunicable. l’enfance. encore.

je n’ai pas de vraie fin pour cette réponse sur pourquoi le théâtre. pas de mot final, de phrase définitive, de réponse absolue. les réponses que je donne sont encore parcellaire, pas toujours très concrête, un peu emmelée et c’est peut être précisément pour cela que je fais et suis aujourd’hui encore du théâtre.

parce que la question du théâtre m’ouvre encore et toujours de nouvelles questions.

Lors des malheureuses trentes heures de philo qu’on a eu à l’Insas, notre prof nous parlait de l’art comme d’une sphynge, à savoir « une matière questionnante ». je crois que je suis pronfondément en accord avec cette idée.

Le jour où j’ai une réponse concrète et finie à donner sur le théâtre, je passerais à autre chose.

et de la même façon qu’une idée d’Etienne Souriau sur la nécessaire errabilité (ie soumise aux aléas et en particulier à la possibilité permanente de sa destruction)  d’une oeuvre en train de se faire m’a libéré , l’idée que cette question demeure enfin sans réelle réponse me soulage grandement.

* d’ailleurs j’en oublie un bout (les joies de réécrire de l’oralité) : mon pote Nico (toujours. le seul en réalité que je pourrais dire être « mon maitre à penser ») parlait du théâtre comme d’un objet permettant d’entrer en dialogue avec l’autre. avec un public. avec soi.   j’adhère complètement à cette idée (applicable à l’art en général, le théâtre ayant sa particularité en cela qu’il est orienté à l’extrême vers l’autre d’être le seul art à ne pouvoir exister « en soi ») et Nico la pousse jusqu’à dire que les gens ne parlent jamais autant d’eux même que quand ils ont un objet entre eux sur lequel discuter.

A méditer.

ceci n’est plus vraiment un blog.

octobre 11th, 2011

Alors comme on me fait remarquer que je ne suis plus trop ici ces derniers temps, et ce à plusieurs reprises, et bien je vous le confirme: je n’y suis plus.

Et ce pour plusieurs raisons:

-je suis dé-bor-dée haha. pour changer certes, mais là c’est un débordée du genre, allez! allons de l’avant! croquons la vie à pleine dent!

En fait il s’est passé un truc étrange cette été. A premiers actes (vous savez le festival que j’ai fait de mi aout à mi septembre en temps que régisseuse technique).

je me suis sentie bien.

mais du genre ultra bien.

mais du genre j’ai la patate TOUT LE TEMPS. et je n’ai presque pas pris de truc bizarre pour cela.

et par la même occasion j’ai réalisé que j’étais pleinement sortie de ma dépression belge.

Enfin. j’avais sorti la tête (ou plutôt le coeur et les tripes) de ce merdier de tristesse, de doute et de solitude dans lequel je m’étais embourbée et dont je remontais lentement mais finalement plus surement que je ne l’espérais.

bref: JE VAIS PUTAIN DE BORDEL DE BIEN. alors ces temps ci, et bien j’en profite.

deuxième chose: j’ai déménagé dans le meilleur appart du monde … en colocation.

ouiouioui. en colocation. parfaitement. et avec la meilleure coloc du monde. on vit à 6 mamifères depuis septembre (2 + 2 chats + 2 colocs d’adoption qui parte samedi), 8 pour deux jours (+une maman et son bébé), et le pire… c’est que je kiffe grave ma race.

alors du coup ce blog me semble un peu moins nécessaire. je crois que c’était un peu ma soupape de respiration ces deux dernières années pour donner des nouvelles certes, mais aussi pour essayer de me forcer à mettre un peu en mot mon chemin dans le merdier sus cité et aussi pour me permettre de parler -même très indirectement- à des êtres humains civilisés (sous entendu non Insas-ien. Pour les deux du fond qui ne suivraient plus, je comprends, ça fait longtemps, l’insas, c’est le nom de mon école).

et aujourd’hui, je ressens moins le besoin d’écrire. CQFD.

non que je pense à vous, fort loin de là -d’ailleurs je vous lis toujours de mon côté ;) – mais je suis juste dans ce moment où j’avance. je bourrine. je trace.

alors ce blog j’y reviendrais, pour vous tenir au courant, mais pour l’heure, je pense que d’ici janvier, la prochaine échéance en terme de goufre sans fond -j’y reviendrais-  ce blog va être plus light.

néanmoins, et ce pour donner des nouvelles quand même, passées et à venir, en particulier pour ceussent qui n’ont pas facebook, sachez que :

j’ai donc fait premiers actes (un II donc) et c’était un peu comme refaire un premier RDJ. le pied total.

quelques photos pour le plaisir -et surotut pour ceusses qui n’ont pas facebook) : il y en a plein d’autres mais je vous les épargne.

ensuite dans les choses à venir:

- vous vous rappelez ma radio? et bien elle a été sélectionner avec deux autres de ma classe pour être diffusée dans une émission de la Première, la France Inter belge. c’est un peu la classe.  elle est aussi en bonne voie de passer sur une radio indépendante belge qui promeut la radiophonie et enfin je l’ai envoyée au festival Longueur d’Ondes de Brest. donc pour ceux qui ne l’ont pas entendue, ce sera peut etre un jour enfin possible :) wait’n'see!

- côté insas, je prépare ma carte blanche de mise en scène pour janvier. oui janvier. le nouveau gouffre à venir donc. et comme le soulligne Etienne Souriau (oui j’ai 5 matinées de philo dans toute ma scolarité et pas de chance, c’est en ce moment) « tant que l’oeuvre est au chantier, l’oeuvre est en péril ». donc gouffre. mais ça bosse dur et ça bosse bien, donc j’ai bon espoir. Pour info je travaille sur un passage d’une pièce qui s’appelle Ciment d’Heiner Muller, le passage en question s’appelant « L’Hydre ou Heraclès II » et c’est le plus beau texte du monde. histoire de ne pas avoir la pression. mais d’ici janvier donc, je n’aurais pas grand chose à raconter.

-Car côté boulot, j’ai des stages à trouver y compris pour l’insas et comme je suis une petite veinarde je suis plutôt à refuser des trucs en ce moment. mais la great news c’est que je suis assistante d’un éclairagiste d’une super compagnie de danse qui accessoirement dirige un des très beaux lieux de création Bruxellois. donc je ne me plains pas. je continue aussi comme régisseuse au théatre pour enfant de la montagne magique et je fais des régies à droite à gauche pour des copines. youpi.

- et enfin sur le plan travail personnel, je travaille à mon projet de fin d’étude avec copine Karen. un travail d’adaptation qui va demander beaucoup de boulot. on en reparle en temps et en heure ;)

bref, je n’ai pas trop le temps de chomer. alors on se revoit dans trois mois? :)

juillet 4th, 2011

il parait que je suis en vacances! wouhou!
bon en vrai je travaille quand même un peu pour les autres. je découvre en particulier la joie des régisseurs sexistes et boeuf sur Avignon, mais comme ce n’est pas moi qui ferait au final la régie du spectacle je m’en fous. je ne fais que la prépa puis je me contenterais de compter les points haha.

ah et je prépare une petite créa lumière pour une copine sur paris, c’est bien aussi.

mais surtout je peux enfin dormir 10h par nuit pour rattraper mes trois mois de retard. et du soleil!! il y a du soleil partouuuuuut!!!

juin 25th, 2011

Alors qu’entre deux filages/répétitions/générales/ultimes finitions, je prépare mon futur déménagement (papa maman, vous avez vu? je vais presque réussir à les faire à temps mes cartons!), je tombe sur une liste que je me souviens avoir faite dans un moment de désarroi totale en aout 2009 à savoir:

pour ou contre Bruxelles, pour ou contre Paris.

drôle de voir combien je sous estimais les pour bruxelles. et les contre aussi.

Par contre je crois que j’étais relativement lucide sur l’angoisse complète qu’aurait été de rester à Paris côté boulot; j’avais ainsi noté que des contre Paris disant clairement que mon boulot (au centre d’animation) était une source immense d’angoisse (à juste titre d’ailleurs haha).

ça tombe bien. mon nouveau boulot est toujours une source terrible d’angoisse. mais je me faisais récemment la réflexion que cette angoisse-ci, je l’avais pleinement choisie. et que même au coeur de la tourmente, je ne renoncerais pas pour tous les jobs pépères du monde.

Après 7 jours de filages à public réduit quotidien, après 2 semaines de travail de plateau acharné pour rattraper le retard du à 2 mois de travail technique dans une salle construite sur un cimetière indien, après 2 mois à travailler sans aucun jour off et des nuits trop courtes pour pouvoir boucler mon année scolaire au passage (avec de très belles félicitations hihi!), après avoir enfin fixer la forme finale aujourd’hui, Sibylle offre son tour de chauffe générale demain avant le grand soir de lundi.

Je n’ai jamais été aussi fière d’appartenir au projet d’une autre.

-breakin’ news-

mai 17th, 2011

la nouvelle vient de tomber, pas encore assez officielle pour facebook, mais bien assez pour ici:

Copine Luvan que j’ai aidée à monté un dossier pour une fiction de création radiophonique dont je suis une des voix (et plus ou moins l’assistante) et pour laquelle on avait déjà reçu le soutien et le suivi de la structure d’aide à la création des Ateliers radiophoniques, bref Marie-Aude vient de recevoir la bonne nouvelle:

parmi bon nombre de projets fictions, le sien a été retenu par le Fond d’Aide à la Création Radiophonique (structure gouvernemental, oui madame) avec une jolie bourse à la clef!

wouhou!!

mais ne nous leurrons pas, nous sommes nombreux dans le projet, et nous n’avons pas eu la somme espérée pour être tous correctement payés, mais c’est déjà bien assez pour pouvoir la créer!!

wouhou!!

je suis sur un nuage…

c’est un peu mon premier projet rémunéré en tant qu’artiste, même si je n’en suis pas la maîtresse d’oeuvre, je vous assure, ça fait quelque chose.

il va définitivement falloir que je me trouve des solutions en matière de facturation pour ne pas trop me faire avoir… je suis justement en plein dedans avec deux « gratifications » (pour des boulots d’assistanat et de technicienne) qui attendent tranquillement que je trouve une solution pour les toucher sans en perdre 60%… ou comment jongler entre rpi, contrat étudiant, convention de stage et éviter de facturer comme artiste vue que je ne peux de toute façon pas faire le statut avant ma sortie d’étude… j’en reparlerai!

vous reprendrez bien un peu de tourbillon?

avril 29th, 2011

oeil du cyclone J-36
Photobucket

pour l’heure, c’est le branle bas de combat!

Djemila Benhabib

avril 20th, 2011

Je viens de finir la dernière page du livre de DJemila Benhabib.

Je ne me souviens plus de la dernière fois où un livre m’a à ce point emporté dans une lecture  effrénée.

A chaque page, j’avais la gorge serrée et il n’a pas été rare que les larmes me viennent aux yeux.

Extrêmement référencé, intimement engagé,  je doute que ce livre puisse laisser quiconque indifférent.

A toute personne s’interrogeant sur la montée de l’islamisme dans les communautés musulmanes du Maghreb mais également de l’Occident, je recommande expressément la lecture de ce livre.

ne serait-ce que par sa façon de traiter de la question du voile.

Difficile pour moi d’en dire plus, tant j’ai été touchée et remuée par sa lecture.

D’autant que pour moi la réflexion ne fait que (re)commencer. après des années de sevrage journalistico-médiatique, je ressens enfin de nouveau l’urgence de me construire un discours, un avis, une opinion. reprendre ma place de citoyenne, laïque et féministe.

Je reprends enfin mes lectures, abruptement abandonnées avec la fac.

et je sais que je le devrais entre autre, à cet ouvrage.

portrait sans fard

avril 15th, 2011

Regis - Zo

Cette photo a été faite par un ami artiste bruxellois installé désormais à Paris. ce n’est pas juste un simple portrait, mais le résultat d’un processus, ainsi qu’un élément d’une série.

une série en rapport avec l’honnêteté.

moi je sais ce que j’y vois de moi.

et vous?